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| L'immeuble,
abandonné depuis des années, demandait, certes, une restauration.
C'est l'A.I.M.F., sous la houlette de Jacques Chirac, qui vota le financement
requis. |
| C'est
ainsi que le 1er juillet 1993 le Musée, dérogeant à
son principe de discrétion, fut inauguré à la rue
du Vieux Conseil à Port-Louis en présence de 64 Maires venus
assister à la 5ème conférence de l'A.I.M.F. (Association
Internationale des Maires Francophones.), du Ministre français
de la culture Jacques Toubon, du secrétaire générale
de l'A.I.M.F.,Pierre Fijeac et de Jean-Luc Monterrosso, directeur de la
Maison Européenne de la Photographie et créateur du Mois
de la Photo. |
| Le
bâtiment, d'une superficie de 172 mètres carrés, construit
en pierres de taille et se situant sur ce qu'on appelle la ' Butte à
Tonnier' à la rue du Vieux Conseil n'était en fait qu'un
ruisselet terminant ses méandres dans le Ruisseau Tonnier longeant
la rue de La Poudrière. Il faut savoir qu'en 1767 l'intendant Pierre
Poivre fit part au Gouverneur français Daniel Dumas de la façon
dont il était traité, car, se plaignait-il, son bureau à
l'Hôtel du Gouvernement était constamment envahi par les
fonctionnaires prenant leur repas là où ,lui, Intendant
du Roi, donc, président du conseil du Roi, devrait normalement
travailler en toute quiétude. |
| C'est
à Madame Marcelle Lagesse que nous devons ce qui suit : "Le
30 novembre 1767,quatre mois après leur arrivée dans l'île,
Poivre écrivait au ministre de la Marine et des Colonies "qu'il
n'avait qu'un petit cabinet au Gouvernement pour réunir ce Conseil."Il
précisait que ce lieu servait de buffet quand le gouverneur recevait
et "dans les autres temps, de cabinet de toilette pour les domestiques
et les esclaves du Commandant, de sorte que chaque fois que le conaeil
s'assemble on ne trouve dans ce lieu que de la poudre, des odeurs et point
de chaises" |
| Le
gouverneur refusait d'accéder à la demande de Pierre Poivre
qui réclamait une aile de l'étage pour ses réunions.
Mais il est utile de rappeler que les appartements se trouvaient dans
les deux ailes de l'étage, celui du gouverneur et l'autre, réservé
aux hôtes de passage. "ma représentation ayant été
inutile, écrivit Pierre Poivre au ministre, je me suis déterminé
à demander aux préposés de la Compagnie leur bureau
des livres qui est le seul bâtiment en pierre qui leur avait été
laissé tant pour la sûreté de leur caisse que pour
leurs papiers. Je ferai de ce bâtiment un palais pour la Justice
et le Conseil. Il sera beaucoup plus décent qu'il n'eût jamais
pu l'être dans le Gouvernement." |
| C'est
dans l'immeuble de la rue du Vieux Conseil qu'éclata publiquement
la mésentente qui séparait depuis leur arrivée le
gouverneur et l'intendant, tous deux se disputant le pouvoir, le gouverneur
parce qu'il était le commandant en chef et Poivre parce qu'il présidait
le Conseil Supérieur, la Cour Suprême de l'époque.
Le 23 février 1768,Dumas voulut faire enregistrer une ordonnance
dont l'article 5 donnait plus de pouvoir au gouverneur et lui permettait
de garder en prison, jusqu'à la décision finale du roi,
quiconque serait accusé d'un délit "intéressant
la sûreté de la place, l'autorité du Commandant ou
le service du Roi".Poivre s'y refusa et leva la séance en
déclarant que le Conseil ne pouvait recevoir que des ordres écrits
du roi. La plupart des historiens ont donné raison à Poivre
bien que la conduite de ce dernier soit équivoque. |
| Quelques
noms et chiffres. |
| Le
31 décembre 1947 le bâtiment fut acquis par le conseil municipal
de Port-Louis (t.v 516/90.) |
| Le
14 avril 1927 M.Hossenbhai Jeewanjee l'achète de M.Carrimjee Jeewanjee
pour 4,000 roupies.(R.T.No.384/249.) |
| Le
19 janvier 1906 M. Carrimjee Jeewanjee l'achète de M. Policlet
Keisler. (T.V.263/159.) (Rep.273/780.)(364/185.)(T.J.35No.4. |
| Le
3 déc.1875 M.Keisler l'achète de M. Arthur Poirier pour
700 piastres.(Reg.C115No.17.T.V.119No.71. |
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